journal de dressage – travail à pied (video)

4 décembre 2010

J’utilise le travail à pied avec Kelso depuis notre première rencontre, il avait 4 ans. Kelso a donc appris les codes et connaît bien cet exercice.

Je l’utilise aujourd’hui dans un soucis de perfectionnement, afin de le voir fonctionner sans le poids ni la gêne que je pourrais lui occasionner monté. Je l’utilise principalement pour le piaffer, le pas espagnol, dans le but d’améliorer un point précis et de l’observer.
Tout la partie de mise en route et d’étirements a déjà été faite, je ne commence jamais de rassembler avant de le voir ou de le sentir dans ses allures libres, et de l’avoir étirer ce qui me donne toutes les indications de ses disponibilités physiques et émotionnelle.
La recherche principale est le calme, la décontraction, car sans cela, ses mouvements deviennent heurtés, irréguliers, précipités et étriqués. Je mets une attention toute particulière à la fluidité, la discrétion des aides réduites au minimum, « plus tu lui parles doucement, plus il t’écoute »  me répète souvent Jean-Louis Sauvat.
Je récolte là les fruits du travail « éthologique » dans lequel j’ai pu gagner sa confiance et son respect. La confiance me donne son confort à mes côtés, il n’a donc aucune envie de me fuir, de partir loin et donc de charger à la main, de me dépasser ou de s’acculer. Le respect me donne l’impulsion (Pat Parelli) et donc son attention de tout instant à la moindre sollicitation. J’utilise rarement de stick bien que Kelso y soit maintenant désensibilisé, il m’a depuis longtemps fait comprendre qu’il n’en avait pas besoin pour me donner généreusement de beaux gestes.

Sur cette video, j’attends tout particulièrement à obtenir un mouvement mais surtout l’arrêt de ce mouvement. L’important est de pouvoir arrêter et commencer le piaffer dans le calme. Je commence par une volte en épaule en dedans pour l’engagement du postérieur intérieur puis lui indique par les transitions pas/arrêt/reculer/pas que je vais lui demander de piaffer. Quand je le sens prêt je n’ai plus qu’à laissé faire. Les premières foulées me conviennent, les postérieurs viennent doucement en-dessous de façon symétrique, les jarrets un peu droits et l’arthrose des articulations de l’arrière-main lui donne un piaffer qui est peu assis, on pourrait dire qu’il manque de rassembler. Mais le mouvement est juste et calme et correspond à ses limites. Pour obtenir plus de rassembler, je lui demande parfois le reculer dans le piaffer, ce qui lui est facile grâce à son influx nerveux naturel. Mais sur cette séance, on voit bien que le mouvement se détériore par rapport aux premières foulées : les postérieurs, au lieu d’augmenter leur flexion, de supporter plus de poids et d’avoir plus d’élévation viennent toucher le sol comme de « léger saut de pie ». Je pourrais à cela prendre le stick et lui demander de faire un effort, ce qu’il ferait. Mais en augmentant son souffle, en se contractant, et en allant au delà de ses possibilités. J’ obtiendrais sur le moment le mouvement recherché car j’aurai usé de sa générosité mais le lendemain, j’aurai un cheval moins volontaire à donner et un piaffer moins bon.
J’utilise le pas espagnol pour libérer les épaules, et aussi pour vérifier qu’il est bien à l’écoute des aides, peut-il passer du pas espagnol à la demande puis au piaffer sans anticiper l’un ou l’autre ? Le pas espagnol s’est amélioré mais il nous faut encore travailler la lenteur du geste au moment de redescendre ainsi que le rassembler. Mais ce sera l’objet d’une autre séance. Les aides du pas espagnol tel que me l’a enseigné Jean-Louis Sauvat nous permet de contrôler cet air et de ne pas avoir de jambettes intempestive et incontrôlée dès que le cheval veut s’amuser ou qu’il ne comprend pas ce qu’on lui demande.

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