Journal de dressage – Pavlov

Nous partons dehors pour l’échauffement, à pied pour ne pas l’alourdir dès la sortie du box, mon petit déjeuner à la main. Comme d’habitude, je mange une banane que je termine à peu près toujours au même endroit, au niveau d’un bosquet, Kelso a alors le droit d’attraper le dernier morceau. Aujourd’hui je prends du retard sur mon repas mais n’y prête pas attention, c’était sans compter sur le conditionnement de l’animal qui, une fois arrivé au niveau du bosquet, accélère, se place à mon niveau, m’entoure de sa tête et me bouscule, bout du nez réclamant sa part du butin. Harcèlement jusqu’à ce que je lui laisse enfin manger son dû !
Plus loin, Kelso s’arrête et se retourne brutalement, tête haute, encolure dure comme un roc, en alerte maximale. En effet, environ à 600 mètres de là, dans la campagne calme et ensoleillée, un coureur matinal. Pour Kelso, un point blanc mobile risquant peut-être de lui foncer dessus et le dévorer. Perplexe.

Sur la carrière, pas de boiterie, petit travail de remise en route léger, 3 allures et transitions, cercles, lignes droites… Je recherche une demi-attitude basse, un contact constant, rectitude et cadence lente, pour commencer. Je ne le rassemblerai qu’une fois retrouvée une extension d’encolure complète d’ici quelques jours, c’est à dire quand j’aurai progressivement re-étiré l’ensemble de la ligne du dessus, afin qu’elle se rassemble dans la décontraction et non par raccourcissement compressif.

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