[JdD] – Vox appeal (vidéo)

Il y a neuf ans, je signais le chèque de 2200 euros qui me permettait d’acquérir une petite crevette effrayée, un vilain petit canard. Aujourd’hui, il tourne autour de moi en liberté et j’en admire l’énergie douce qui se dégage de ses masses musculaires relâchées et puissantes.

Au pas à la piste puis au trot, changements de main, je le laisse s’installer dans la nouvelle cadence lente qu’il réussi aujourd’hui à maintenir grâce au précieux travail des masses musculaires de soutien de l’avant-main, du dos, abdominaux et arrière-main (par l’extension d’encolure), attitude neutre, il se prend en charge, diagonales fluides, arrêt et reculer à la voix. Seul le galop naturel, bien que calme, bien qu’ayant gagné en lenteur, en équilibre et en décomposition du geste, manque toujours de rebond, de propulsion et d’amplitude. L’encolure s’abaisse par relaxation mais sans la descendre jusqu’en bas naturellement, comme pour rester en alerte un minimum. C’est un bon renseignement, l’extension d’encolure en longe ou monté est une attitude d’étirement qui lui est moralement difficile.

Ne plus pouvoir monter un cheval pendant plusieurs mois n’est pas une fatalité, surtout si le cheval va bien. Un temps de repos pour ce qui est de l’apprentissage de nouveautés comme le développement des changements de pieds au temps  va s’imposer, au profit d’une autre démarche qui en sera de toutes façons bénéfique. En effet, les derniers mois de grossesse seront ceux d’une équitation légère et courte pour ce qui est de la cavalière, mais le cheval, qui a appris une autre manière de travailler va pouvoir continuer de s’assouplir, de s’entretenir, et de se préparer à la finalité de son dressage. Je ne le confierais pas au travail au prétexte d’être à pied, notre commun accord de départ reste que notre parcours a formé un couple qui ira ensemble jusqu’au bout quels qu’en soient les détours.
Kelso et sa locomotion semble apprécier ce retour aux bases sans pour autant que ce soit plus facile, les enchaînements à la longe de cercles/lignes droites aux trois allures avec variation du diamètre, et transitions dans des attitudes d’assouplissement maximal, un travail à pied complémentaire vers le rassembler complet, ne le laissent pas s’affaisser bien au contraire. Il gagne en cadence, en rebond, en amplitude du geste, en décontraction et en force, en sagesse, que demander de plus ?.

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