[JdD] – Grand Prix pour un petit cheval

J’imprime le protocole du Grand-Prix et lis le règlement de la FEI. Non pas que les J.O. m’aient inspirés mais il me fallait à ce stade une base de travail structurée. Kelso a déjà participé à quelques compétitions officielles, je souhaitais à l’époque l’habituer à toutes situations, à le roder à tous les univers afin que peu à peu l’angoissé se calme ; il ne fut pas toujours ridicule. D’abord en D (dont la meilleur note fut 70% à Chartres en 2005 en D2), puis en C (meilleure note : 68,9 % à Dreux en 2005), en B (B2 au haras du pin 64,68% en 2009) , et enfin deux tentatives en A9 (60,3%) et A8 mais son galop et ses changements de pied étaient très immatures et le stress engendré par l’environnement avait accentué les difficultés. Nous nous sommes également fait plaisir en 2009 dans le Master des Ibériques surtout avec la reprise libre en musique « Iberica » où je pu placer piaffer, passage, pirouettes au galop… sans avoir à faire des changements de pied au temps. La meilleure note qu’il y reçu dépassa les 75%.

Jardy 2005

Jardy 2005

Haras du Pin 2005

Haras des Bréviaires 2005

Les Bréviaires 2007, B2

 

Serait-il possible d’amener progressivement le petit cheval blanc à dérouler proprement cette reprise (à domicile ou ailleurs) , en me donnant un temps indéfini, tout en respectant son intégrité physique et morale, ses allures naturelles…? L’alternance d’allures allongées et d’allures rassemblées est une des difficultés de l’enchaînement et semble peu adapté à un cheval ibérique dont chaque foulée équilibrée et rebondie est le fruit d’un long et dur labeur. Kelso n’a pas été sélectionné et « fabriqué » pour ce type de difficultés, et il serait une erreur de le pousser sur la main pour lui donner plus de mouvement, plus de brillant, plus d’amplitude, il se figerait, précipiterait et la « décontraction totale » préconisée par la FEI serait perdue.
33 mouvements. Certains que Kelso connaît, d’autres pas.
La reprise comme toile de fond me permettrait de donner un objectif précis à la gymnastique quotidienne en finissant de temps en temps la séance par la préparation ou l’exécution d’un mouvement, puis de réfléchir sur les difficultés rencontrés. Bien sûr, si Kelso marque des signes de faiblesse, de fatigue ou de douleur, j’oublierai aussitôt le projet.

Dans le règlement de la  FEI, on peut lire :
« But et principes généraux
1. Le Dressage a pour but le développement du cheval en un athlète heureux au travers de l’éducation harmonieuse. Il a pour conséquence de le rendre à la fois souple, délié et flexible mais aussi confiant, attentif et perçant, étant ainsi en parfaite harmonie avec son cavalier.
(…)
2.4. La soumission au mors, sans tension ni résistance aucune, c’est-à-dire dans une décontraction totale.
(…)
3. Le cheval donne ainsi l’impression de se mouvoir de par lui-même. Confiant et attentif, il se livre généreusement aux demandes de son cavalier, restant absolument droit dans tous les mouvements en ligne droite, et ajustant son incurvation à la courbure des autres lignes.
5. Grâce à son impulsion toujours en éveil et à la souplesse de ses articulations qu’aucune résistance ne paralyse, le cheval obéit de bon coeur, et sans hésitation, avec calme et précision aux différentes actions des aides, manifestant un équilibre naturel et harmonieux tant physiquement que moralement.
6. Dans tout son travail, y compris à l’arrêt, le cheval doit être « dans la main ». Un cheval est dit « dans la main » quand l’encolure est plus ou moins soutenue et arrondie, selon le degré de dressage et suivant l’étendue et le rassembler de l’allure, il manifeste une soumission avec un léger et moelleux contact de la bride et une décontraction totale. La tête doit rester fixe et, en règle générale, le chanfrein légèrement en avant de la verticale, la nuque souple et étant le point le plus haut de l’encolure, le cheval n’opposant aucune résistance à son cavalier. (…) » (la FEI semble aussi idéaliste que moi ! )

 

 

 

 

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