Entretien avec Jean-Louis Sauvat

Élève pendant plus de vingt ans du commandant de Padirac, et de Nuno Oliveira pendant 7 ans, Jean-Louis a dressé de nombreux chevaux aux airs de Haute École et a entraîné et conseillé plusieurs cavaliers de renommée internationale. Il a l’obsession du cheval juste.
Artiste, sculpteur, professeur, écuyer amateur, sa philosophie équestre émane de sa gestuelle fluide, lente et de sa voix grave : « ne fais plus rien sur ton cheval ». Jean-Louis transmet sa passion avec calme, sagesse, patience et pédagogie, l’art équestre devient simple et dénué d’ambiguïté, le cavalier s’efface et laisse le cheval s’exprimer. Modeste et discret, il a l’envergure d’un maître, inspire le respect, les chevaux le reconnaissent.

Qu’est-ce qui vous a attiré dans l’art équestre ?
Ce sont d’abord les quelques livres disponibles dans le début des années 60 (Decarpentry, Steinbrecht, Faverot de Kerbrecht, etc…) qui me donnèrent la curiosité et le goût du dressage, puis les premières photos de Nuno Oliveira dans la revue « Plaisirs Équestres » furent un déclic.

Quelle fut la complémentarité de vos deux maîtres, Commandant de Padirac et Nuno Oliveira ?
Je rencontrais le Commandant de Padirac grâce aux conseils de Nuno Oliveira et travaillais avec lui jusqu’à sa mort en 1983. Son travail basé sur la relaxation et la gymnastique était enseigné dans une construction très progressive du cheval, dans une démarche très maîtrisée sur laquelle planait constamment l’ombre de La Guérinière. Parallèlement, je travaillais avec Nuno Oliveira les 7 dernières années de sa vie, ses conseils étaient toujours très efficaces et l’on sentait le talent et l’extraordinaire expérience du maître à avoir dressé de très nombreux chevaux. L’enseignement du commandant de Padirac était très méthodique et raisonné dans les moindre détails, l’exécution des exercices se faisait lentement pour développer la force du cheval et donc son équilibre. L’enseignement d’Oliveira était complémentaire mais augmenté par son sens artistique et son expérience. Leur philosophie de l’équitation était la même dans le respect total du cheval qui doit être un partenaire parfaitement relaxé.

Quelle est votre philosophie équestre ?
Légèreté, confort et respect du cheval et du cavalier. Aller vers les mouvements de haute école par la réflexion, la gymnastique dans la relaxation.

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Un commentaire

pour “Entretien avec Jean-Louis Sauvat”

  1. Sébastien :

    Bonjour.
    Juste un petit mot pour signaler une erreur : le Commandant de Padirac est mort en 1996, et non en 1983.

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